Chapelle

Découvrez la chapelle et ses œuvres d’art

Notre chapelle est une véritable oeuvre d’art moderne.

La murale

Les douze murales, qui datent de 1962, sont l’œuvre de Jordi Bonet, sculpteur et céramiste de renom, d’origine espagnole, qui demeurait à Mont-Saint-Hilaire.

La première cuisson de ces pièces a été faite à Montréal, tandis que la dernière a eu lieu en Belgique. Chacune de ces murales a été mise en place avec un soin jaloux au moyen d’échafaudages et d’échelles.

L’œuvre dans son ensemble, illustre le cheminement spirituel du chrétien en marche vers Dieu, Père, Fils et Esprit.

Des textes de saint Paul posent les jalons de cette démarche : invitation à la prière universalisée, rappel des attitudes intérieures profondes qui doivent se traduire en actes : attitudes de charité, d’union à Jésus et à nos frères et sœurs en quelque circonstance que ce soit.

Et, tout en haut, en une trilogie particulièrement signifiante, l’essentiel du mystère chrétien. Sur la droite, l’Alpha et l’Omega posés sur le livre des Évangiles. Sur la gauche, l’Eucharistie représentée par les épis de blé et les raisins. Enfin, au centre, l’objet même de la contemplation, le symbole trinitaire : Dieu Père, Fils et Esprit.

Le Christ

Ce Christ, fait de tôle de cuivre martelée a été conçu et réalisé à Varsovie par Jerzy Jarnuszkiewicz avec la collaboration de Wojciech en 1962. Il est important de préciser que ce Christ est enregistré au Ministère des Affaires culturelles de Pologne, sur la liste officielle des chefs-d’œuvre qui se trouvent à l’extérieur du pays.

Attaché à la Croix, le Christ nous parait austère, inquiétant, peu confortable. Mais le regard, plein de douceur, attire incontestablement le nôtre pour peu qu’on le fixe dans un élan de tout son être.

L'autel

Fait de pierre de grès, l’autel a été exécuté à Varsovie, en Pologne, par l’artiste Jerzy Jarnuszkiewicz, frère de Zbigniew Jarnuszkiewicz, architecte alors employé de Lucien Mainguy. L’artiste a travaillé avec la collaboration de son plus jeune frère, Krystyn.

Des panneaux, sculptés à même la pierre, représentent les douze apôtres, chacun portant l’instrument de son supplice. Judas est là, lui aussi, mais à l’arrière! Sculptés, sur les côtés, apparaissent les symboles traditionnels des évangélistes. Ainsi, la table du sacrifice repose sur les colonnes de l’Église.

Le tabernacle

Le tabernacle est le cœur de la chapelle; il a été réalisé par le sculpteur montréalais Normand Rondeau en 1997. L’œuvre se présente comme un diptyque dont chacun des volets constitue un des battants de la porte. Elle est faite d’acier, d’aluminium, d’or blanc, d’or jaune, de laque et de bois.

La composition, à mi-chemin entre le figuratif et l’abstraction, s’articule à partir des demi-sphères qui évoquent la terre et le cosmos : magma de vie et univers infini créés par le Dieu de la Genèse.
Autour de ces masses gravite un monde de symboles, images archétypes tirées de l’Ancien et du Nouveau Testament.

La lampe du sanctuaire

Tout comme le tabernacle, la lampe du sanctuaire a été réalisée par le sculpteur montréalais Normand Rondeau en 1998.

La structure de la lampe consiste en un rectangle allongé dont le contour dépouillé et la ligne simple rappellent la stèle. Constituée d’acier, d’aluminium, d’or blanc, de cuivre, de bronze et de bois, la sculpture crée un lien heureux avec les œuvres qui ornent le chœur de la chapelle : la grande murale en céramique de Jordi Bonet et le Christ en cuivre martelé de l’artiste polonais Jerzy Jarnuszkiewicz.

Les vitraux

Sortis de l’Atelier Ferland et Dionne en 1962, ces vitraux représentent respectivement une barque, un poisson, une colombe et une balance, indicateurs d’un chemin infiniment sûr de spiritualité : l’Église, le Christ, l’Esprit, le Père.

La barque : Par sa foi en Celui qui l’a mise à la mer, le croyant, même balloté par les flots de la vie, sait qu’il ne fera jamais naufrage. Le Christ s’invite dans sa tempête et lui dit : « C’est moi, n’aie pas peur. » (Mt. 14, 27)

Le poisson : Rappel de la fécondité apostolique de l’Église, fécondité qui lui a été promise par ses apôtres. « Je ferai de vous des pêchers d’hommes », dit Jésus à Pierre donc à toute l’Église. (Mt 4, 19)

La colombe : Symbole de paix donnée par l’Esprit Saint et legs suprême du Christ. L’Église, par les chrétiens, la transmet au monde.

La balance : Rappel de deux valeurs véhiculées par l’Église et essentielles au bon équilibre de notre monde : justice et vérité.

Sources
Recherches de Sœur Claire des Rivières, première responsable du Centre de Spiritualité des Ursulines, de 1962 à 1965.

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